Cette jeune fille de 12 ans a été sauvé à Labé du mariage forcé et précoce par la commission de défense des droits des filles de l’UJLEG

Subir un mariage précoce, c’est être marié très jeune, contre son gré et avec une personne que l’on ne choisit pas. Chaque année, des milliers d’enfants à travers le monde et plus particulièrement de jeunes filles sont mariés avant l’âge de 18 ans. Le partenaire qu’on leur impose est paris méconnu et beaucoup plus âgé qu’elle. Cette pratique est fréquente en Afrique de l’Ouest et notamment en Guinée où plusieurs filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. La suite logique de ces mariages est la grossesse, souvent forcée elle aussi : la femme mariée doit faire autant d’enfants que le souhaite son mari, même si cela induit des risques en raison de son jeune âge. Les mariages forcés sont pourtant une pratique interdite par la constitution du pays et par le droit international, mais les autorités peinent à mettre en œuvre cette interdiction. Des moyens légaux existent donc pour mettre fin à ces violations d’un droit humain fondamental : la liberté de disposer de son corps et de sa propre vie. Danse sa lutte contre la violation des des droits les plus fondamentaux notamment ceux des jeunes en général et particulièrement des jeunes filles, l’UJLEG est parvenue à sauver Hawaou Barry (12 ans) d’un mariage précoce. C’est à Labé qu’une fillette de 12 ans a failli être donnée en mariage à un homme qu’elle ne connaît même pas et qui a au moins le double de son âge sans leurs consentements. Le seul motif d’une telle décision serait parce que la fille en question aime trop se promener. Et parce qu’elle marche trop c’est pourquoi on a voulu la donner en mariage sans lui laisser la possibilité de choisir avec qui elle devra passer le reste de sa vie, sans se soucier des nombreuses conséquences qu’un tel acte pourrait entraîner pour les futurs mariés. Ce mariage était prévu pour ce Dimanche 25 Août 2019. Alors que Hawaou exprimait son désarroi face à ce qu’elle devait traverser à l’une de ses amies, c’est ainsi que Mariame Ramadane Diallo (vice coordinatrice de la commission de défense des droits des filles de l’UJLEG) s’est imprégnée de la situation auprès de sa nièce qui est l’amie de Hawou. Sans perdre de temps, elle s’est rapprochée de la fillette qui devait se marier pour lui poser des questions sur l’événement qui l’attendait. A travers les réponses données, Mariame Ramadane Diallo ayant compris que la fille n’avait aucune intention de se marier a décidé de prendre contact avec l’homme qui allait épouser Hawaou. Suite à leur échange, il s’est avéré que ni la jeune fille, ni l’homme à qui elle devait être donnée, ne sont consentent à ce mariage, mais ils allaient se marier uniquement parce que les parents l’ont décidé. Connaissant nos parents du village, il a fallu assez de courage à notre jeune leader qui s’est rendue dans les familles respectives pour leur expliquer ce qu’un tel mariage pourrait causer comme graves conséquences d’abord pour le couple, mais aussi sur les deux familles entières et même sur la société. A travers d’arguments solides, cette brave leader a réussi à dissuader les différentes parties et le mariage est annulé. Surtout les parents de Hawaou promettent sa réintégration sociale sans problème. Ceci vient alourdir le bilan positif de l’UJLEG qui ne cesse de se battre pour l’épanouissement de la jeunesse Guinéenne. REDACTEUR : Fodé Moussa Traoré

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