L’Union des Jeunes Leaders de Guinée, traduit une famille devant l’Office de Protection du Genre et des Moeurs (OPROGEM) du commissariat de Matoto

Dans le cadre de la poursuite de ses objectifs, L’Union des Jeunes Leaders de Guinée (UJLEG) a encore fait parler d’elle en poursuivant la famille SYLLA, domiciliée au quartier Bonfi, devant l’Office de Protection du Genre et des Mœurs (OPROGEM) de Matoto. L’ONG accuse la famille d’avoir abandonné sa fillette Amina Sylla, âgée de 9 ans, muette et souffrant de trouble mental.

C’est le 26 janvier 2020 que la fillette Amina Sylla a été recueillie par Simone Lamah (Secrétaire administrative de l’UJLEG) qui après avoir appris que la fillette trainait dans la rue exposée à toute sorte de danger depuis des mois, a décidé de s’occuper d’elle tout en s’intéressant à la situation familiale de cette dernière.

A travers ses multiples recherches, l’activiste des droits des femmes a finalement rencontré une bonne dame qui a reconnu la petite tout en indiquant le domicile de ses parents.

C’est ainsi qu’elle a porté plainte contre les parents de la fillette devant l’OPROGEM du commissariat central de Matoto pour abandon d’enfant. Une convocation à laquelle le père de la fille et sa marâtre ont répondu le lundi, 03 février 2020

Au cours de son audition, Aboubacar Jaber Sylla, père de la fillette, a rejeté toute responsabilité en indiquant son épouse comme l’unique responsable « Je ne suis pour rien dans cette affaire parce que je suis allé à Samou, un village situé dans la préfecture de Forécariah pour les soins concernant mes pieds. J’ai fait près d’un mois, je ne marchais même pas. C’est le 11 janvier dernier que ma femme m’appelle d’urgence pour m’informer que notre fille a quitté la maison pour une destination inconnue.

Cette information m’a complètement meurtri et je l’ai prise pour responsable de cette situation. A mon retour, nous avons procédé à des recherches mais en vain. C’est le dimanche que j’ai été appelé par cette jeune fille pour informer que ça fait plus d’une semaine que ma fille se trouve avec elle. Cela m’a beaucoup soulagé. Donc, j’ai pris un engagement pour m’occuper de ma fille. Et j’en profite pour remercier cette jeune fille brave et son équipe qui ont pris le soin d’entretenir ma fille ».

Des arguments qui ne soulagent pas la colère de l’UJLEG, qui à travers sa secrétaire administrative, dit vouloir poursuivre l’affaire jusqu’à ce que justice soit faite pour Amina Sylla. « L’abandon de cette fillette innocente reste et demeure l’irresponsabilité de ses parents, contre lesquels nous avons porté plainte au commissariat central de Matoto. Le père et la marâtre de la victime ont répondu à la plainte ce matin. Ils ont pris l’engagement devant la responsable de l’OPROGEM au commissariat central de Matoto, de veiller au traitement et à la protection de la fillette.

Mais, nous restons sur notre faim parce que notre souhait était que ces parents irresponsables soient déférés à la sûreté pour avoir abandonné leur enfant la nuit. Je m’en vais vous dire aussi que d’après des visites médicales, il a été révélé que cette fillette a été violée par un inconnu parce qu’elle était seule, elle dormait à l’endroit où la nuit la trouvait : dans les marchés ou dans la rue… C’est écœurant ça. Mais, nous lutterons de tous nos efforts pour que la mère de cette fillette soit jugée et condamnée, parce que nous avons compris que c’est elle qui est à la base de l’abandon de l’enfant », a déclaré Simone Lamah.

Il est a signalé que la mère de la fillette reste encore introuvable pendant que son père reste détenu au commissariat de Gbessia, le temps de retrouver la mère.

.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 Partages
Partagez
Tweetez
Partagez
Enregistrer
%d blogueurs aiment cette page :