Coronavirus en Guinée, manque d’accompagnement fort de l’État, un coût dur pour les foyers les plus pauvres

Depuis l’arrivée de cette pandémie Coronavirus en mars sur le sol guinéen, le mode de vie des guinéens a changé de plus en plus. Cette pandémie qui a causé la fermeture des mosquées, des églises, des écoles et universités en république de Guinée fait d’autres dégâts dans les familles les plus pauvres car depuis que l’État guinéen a pris des mesures de riposte contre le Covid_19 , certains foyers vivent difficilement le quotidien.
Vu la propagation de cette maladie dans la capitale guinéenne où on décompte de nos jours 2009 cas confirmés , 11 décès, 663 guéris selon ANSS.
C’est dans cette optique que l’ONG UJLEG a engagée la semaine passée une campagne de sensibilisation de porte à porte à travers la capitale pour sensibiliser dans les foyers en langues nationales sur la pandémie du Coronavirus, comment elle se transmet , ses symptômes, comment faire pour se protéger. Ainsi cette activité se passe actuellement dans les communes de Conakry dont la première commune choisie pour ce programme a été la commune de Matoto puis Ratoma. D’après les première l’équipe déployée sur le terrain, dans les foyers les plus pauvres, lorsqu’ils arrivent, ils observent non seulement aucuns dispositifs pris (ni kit du lavage des mains, ni masque de protection, encore savon) mais aussi manque d’ informations totale sur la maladie.
L’équipe est tombé sur un foyer dont le père de famille est déjà à la retraite. voici le témoignage de ce père de famille: << Moi je suis à la retraite, je ne vis que de mes passons, comme vous avez remarqué, je n’ai pas de kit, ni de savon, l’eau de javel ou moins que l’argent pour m’acheter, je n’ai pas reçu un accompagnement de l’État. c’est dur pour nous, cette pandémie a rendu la vie plus dure encore. Nous n’avons rien pour se protéger. Moi je me confie à Dieu ainsi que ma famille. >>
Interrogé le président de l’ONG UJLEG sur leurs observations sur le terrain, il nous a rapporté des révélations alarmantes : << nous avons rencontré plusieurs foyers où il y’a peu de mesures prises pour ne pas dire qu’il n’y a pas, ces foyers souffrent, ils manquent tout pour se protéger et surtout qu’il n’y a pas eu des mesures d’accompagnement plus fortes de l’État. C’est une triste réalité en ce moment de Ramadan ou rien ne marche presque . >> il rajoute ceci <<sortez sur le terrain pour voir la réalité>>
Rappelons que la capitale Conakry est mise en quarantaine ce qui a bloqué plusieurs activités génératrices de revenu..
Ainsi , face à cette pandémie de coronavirus, l’ONG UJLEG appelle à une solidarité plus forte envers les plus pauvres.

Que Dieu nous protège et nous aide à vaincre cette salle maladie qui nous a tous fait du mal.

Campagne de sensibilisation porte à porte, quartier sonfonia

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